Digital Farming School : Des murs vivants pour cultiver l’innovation

Digital Farming School : Des murs vivants pour cultiver l’innovation

Un projet artistique pour former l’agriculture de demain

En juillet 2025, OCP Africa lance un défi à la fois artistique, éducatif et logistique : transformer les murs d’une école en parcours pédagogique visuel. Direction Yamoussoukro, en Côte d’Ivoire, pour une nouvelle aventure intense et haute en couleurs. La Digital Farming School, toute récente, est dédiée à former les futurs ingénieurs et techniciens de l’agriculture ouest-africaine. Sur place, tout était à créer dans un cadre inspirant, stimulant et culturellement ancré.

Au programme : agriculture connectée, data, drones, et innovations adaptées aux réalités locales.

Une mission artistique au cœur du continent africain

Yamoussoukro marque une nouvelle étape dans l’engagement africain de Placebo Studio. Après une première collaboration réussie à Abidjan sur le projet Solibra avec Graffiti Ivoire, cette seconde expérience renforce les liens humains et artistiques avec le continent.

Travailler en Côte d’Ivoire ne se limite pas à peindre des murs. C’est aussi partager, comprendre, apprendre et créer dans un dialogue constant avec les habitants et les artisans locaux. C’est une facette essentielle de notre ADN.

Un brief exigeant, une vision ambitieuse

Dès les premiers échanges, OCP Africa affiche une vision claire :
Créer un environnement mural cohérent avec l’architecture de l’école et soutenant le projet pédagogique.

Les objectifs :

  • 🎭Mettre en lumière la richesse culturelle ivoirienne
  • 🌍Valoriser l’Afrique de l’Ouest, avec une subtile touche marocaine
  • 🌱Illustrer les métiers verts de demain
  • 📲Raconter visuellement l’agriculture digitale
  • 🎨Créer des fresques à la fois inspirantes, pédagogiques et motivantes

 

Un vrai challenge… surtout avec des délais ultra serrés !

Un rythme de production intense mais exaltant

25 murs à décorer en 21 jours : ce type de défi impose une logistique sans faille. Matériel envoyé via transporteurs internationaux, repérage technique, coordination sur site… Rien n’est laissé au hasard. L’équipe sur le terrain : 3 artistes marocains et 2 artistes ivoiriens, issus du collectif Graff Ivoire. Une collaboration maroco-ivoirienne, reflet des synergies culturelles et économiques entre les deux pays.

Peindre chaque jour, sous une chaleur humide, tout en s’adaptant aux imprévus : c’est un vrai chantier de fond. Mais c’est aussi une immersion locale profonde, rythmée par les échanges humains et la richesse de l’environnement.

Des œuvres parlantes, entre symboles et technologies

Chaque mur raconte une histoire. Chaque fresque est pensée pour dialoguer avec l’espace, les étudiants, les enseignants.

Agriculture digitale & innovation

On y voit des élèves gérant les cultures depuis des écrans, des tablettes, ou via drones, installés dans une salle de contrôle dernier cri.

Cultures agricoles locales

Des fresques célèbrent les produits phares de l’Afrique de l’Ouest : Manioc, maïs, riz, banane plantain et fruits exotiques. Une vraie ode à la terre, au travail agricole, et à la technologie qui l’accompagne désormais.

Créer des espaces vivants et porteurs de sens

L’art mural ici ne se contente pas d’être décoratif. Il accompagne l’expérience éducative.

Dans les zones de vie :

  • 💬Des citations motivantes 
  • 🎮Des éléments familiers aux jeunes, comme des manettes de jeux vidéo en zone détente
  • 🌤️Des ciels apaisants dans les espaces de repos du staff

Certains murs rendent hommage à la culture ivoirienne à travers :

  • 👩🏾‍🎨Des portraits de femmes, réalisés à partir de calligraphies africaines
  • 🖋️Des calligraphies arabes, subtilement intégrées dans certaines compositions
  • 🕊️Un hommage fort au fondateur de la Côte d’Ivoire, Félix Houphouët-Boigny

 

Parmi toutes les fresques, une sort du lot : le Baobab de la Sagesse. Ses racines dessinent le mot “Sagesse” en dialecte Akan, ses branches deviennent des circuits imprimés, le tout baigné d’un soleil couchant intense.

Ce qu’on retient de cette expérience

Au-delà de la production artistique, cette mission a été avant tout humaine et sensorielle. Sourires, hospitalité, entraide. Rencontres avec artisans, menuisiers, ferronniers…
Partages culinaires inoubliables : attiéké, tieb, poissons grillés, noix de coco, plats en sauce… C’est cette richesse humaine qui donne tout son sens à l’œuvre collective.

Ce projet est bien plus qu’une intervention artistique. C’est la preuve vivante que l’art peut transformer un lieu, inspirer une jeunesse, accompagner une pédagogie, et faire résonner des valeurs profondes dans l’espace public.

La Digital Farming School est aujourd’hui un modèle d’école nouvelle génération, ancrée dans son territoire mais tournée vers l’avenir. Et nous sommes fiers d’avoir contribué à ce projet en ligne avec les expériences précédentes menées dans les écoles 1337, YouCode, ou d’autres établissements pédagogiques.

FAQ

Quel a été le plus grand défi de ce projet ?
Le rythme : 25 murs en 21 jours. Il a fallu coordonner les équipes, s’adapter aux conditions locales et garder une cohérence artistique sur l’ensemble.

Comment les fresques ont-elles été pensées ?
Chaque fresque répond à une thématique pédagogique, culturelle ou technologique. L’objectif était de stimuler la curiosit é des élèves, tout en valorisant l’identité locale.

Quelle est l’œuvre la plus marquante ?
Le “Baobab de la Sagesse”, symbole de l’équilibre entre racines culturelles et avenir technologique.

Y a-t-il eu une collaboration locale ?
Oui, avec des artistes de Graffiti Ivoire, mais aussi des artisans, techniciens et ouvriers de Yamoussoukro. Une immersion collective.

En quoi ce projet s’inscrit-il dans la mission de Placebo Studio ?
Créer du sens, transmettre par l’art et enrichir les lieux éducatifs. Chaque mur peint est une page d’un récit plus vaste.

👉 Envie de donner du sens à vos murs ?
☎️ Contactez-nous pour transformer vos espaces en véritables expériences visuelles et humaines.